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Histoire de Castillon

flore Castillon

Une histoire d'hommes, de terres agricoles, de faune et de flore. Petit à petit, la forêt  dévoile un peu de ses secrets, grâce à l'archéologie notamment.

L'histoire pourrait commencer par : « il était une fois une zone agricole depuis la préhistoire... ». En effet, ce n'est que dans les années 1950 et la pleine période de l'industrialisation que la forêt a repris ses droits. Cela peut surprendre mais, en y regardant de plus près, les indices fourmillent dans cette direction.

À commencer par ceux fournis par les carottages réalisés dans l'étang du Pourra à la fin des années 1980. Ils ont permis aux scientifiques de reconstituer l'environnement végétal passé. Les zones humides constituent en effet de véritables pièges à pollens qui se déposent et se conservent dans les couches successives de vases. En identifiant et en comptant chaque pollen, on détecte alors l'impact de l'Homme sur son environnement, en particulier les pratiques agropastorales d'antan autour de l'étang du Pourra. Elles se matérialisent par des pics d'espèces cultivées, les céréales à l'époque gauloise par exemple ou les oliviers à l'époque romaine et au XVIIIe siècle.

Cela nous permet également d'établir des déficits d'espèces sauvages, par exemple lors des déboisements massifs vers 3000 avant notre ère.

Les archives fournissent également d'autres indices. Le cadastre napoléonien de 1802 décrit l'ensemble des cultures sur la zone, parcelle par parcelle, propriétaire par propriétaire, pour la plupart, des habitants de St Mitre qui cultivaient l'olivier.

La circulation de l'eau

Les zones mises à nu lors de l'incendie de l'année 2000 apportent un éclairage nouveau à l'histoire. On peut désormais toucher du doigt plusieurs vestiges et comprendre plus clairement l'impact de l'homme autour de l'étang du Pourra.

Divers documents d'archives attestent qu'une galerie passant sous le plateau de Castillon a été creusée en 1790, reliant les étangs de l'Engrenier et du Pourra. Elle permettait d'assécher l'étang du Pourra pour lutter contre les fièvres et le paludisme d'une part, et pour gagner des terres cultivables d'autre part. Cette circulation d'eau artificielle entre les étangs date probablement de fort longtemps. Les textes nous relatent le fait suivant : lors des premiers coups de pioche, les ouvriers découvrirent une galerie plus ancienne, en partie effondrée, qui contenait quelques poteries romaines. Aujourd'hui, lorsque l'on regarde l'étang du Pourra, on distingue nettement une ligne droite bordée de joncs. Elle matérialise l'embouchure de ce passage qui s'engouffre sous le plateau de Castillon.


Les vestiges agricoles

étang du Pourra

La plupart des vestiges mis au jour sur la zone réhabilitée sont intimement liés aux travaux agricoles : des puits pour capter les eaux souterraines, des enclos pour les animaux, des murs de soutènement de terrasses de culture, des escaliers, des cabanes... Autant de constructions en pierres sèches. On remarque également sur la zone les restes d'une construction en pierre de taille et couverte d'un toit de tuiles, recensée sur le cadastre napoléonien comme étant une véritable maison. Elle devait probablement être occupée de manière quasi-permanente, à l'inverse des cabanes en pierres sèches et des habitats troglodytiques trouvés après l'incendie de 2000. Des constructions qui sont des occupations saisonnières, liées à une activité précise dans l'année : entretien des cultures, récoltes ou encore extraction de pierres. De nombreuses carrières ont en effet été repérées sur toutes les falaises de Castillon. Mal datées, certaines ont pu cependant être exploitées au moment de la construction du rempart de l'agglomération gauloise de Saint Blaise.

Tous ces éléments ont été pris en compte dans la zone de réhabilitation.


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