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L'étang du Pourra

« Par-dessus l'étang, soudain j'ai vu »

étang du Pourra

Le printemps qui arrive, c'est plus qu'il n'en faut pour s'approcher des étangs, pour sauter d'un rocher à l'autre et passer un dimanche à l'abri de tous ces petits riens quotidiens qui occupent l'esprit.

On peut y aller seul ou en famille, à pied, à vélo, à cheval. Tous les chemins mènent à la forêt domaniale. Ce matin c'est décidé, départ pour la grande boucle. Il est encore tôt, le soleil se découvre à peine de quelques rayons. Se découvrira-t-il davantage ? On verra bien.

Pour l'instant il frôle à peine l'étang du Pourra. Il y a seulement deux heures qu'il s'est levé. C'est le moment que je préfère, celui où le froid et le chaud se rencontrent et offrent une atmosphère étrange. La lumière se décompose à travers ce que j'appelle la lueur de fumée. Les arbres s'y découpent en ombre chinoise comme un mystère qui se découvrirait peu à peu. On est ici et maintenant et c'est déjà ailleurs, comme au milieu de nulle part. L'envie d'aller voir où vont ces sentiers qui s'enfoncent à travers clairières et forêt.

À travers toutes les nuances du vert des feuillages, pointe le gris usé des vieilles pierres. Au printemps, on distinguerait à perte de vue les fleurs de papier que sont les cistes, on pourrait même les prendre pour des papillons, en hiver quelques argelas jaunes et un reste de fleurs de romarin apportent ce goût de garrigue que l'on aime tant.

Descente vers le Pourra, les murs de pierres blanches rappellent qu'il y a des années et des années la vie ici s'écoulait au rythme agricole, qu'on y cultivait l'olivier, qu'on y taillait des pierres. Mais aujourd'hui tout est calme. « De lavande et de thym et les routes romaines vers d'anciennes maisons abandonnées des hommes, des bergeries dont les toits s'écroulent en silence » dirait le poète Louis Brauquier. Les piaillements des oiseux ont pignon sur le silence.

« Par-dessus l'étang, soudain j'ai vu... » dit une vieille chanson. Elle disait vrai, soudain j'ai vu passer un vol de cygnes, suivi de près par un vol de flamands roses. Ô temps suspend ton vol et délivre-moi de la grande ville.

Plus loin, le sel

oiseaux sur étang

Nous voilà tout près de l'étang. J'aurais dû porter les jumelles, pour mieux voir les tadornes, les foulques, mais le héron cendré n'est pas si loin de moi...

Les étangs de Lavalduc, Citis, Engrenier et Pourra sont définis comme zone d'importance communautaire pour les oiseaux. Après avoir quitté, de vue seulement, les rives du Pourra, un mur de soutènement, construit à l'ancienne lors de la réhabilitation récente de la forêt, nous emmène tranquillement au coeur des arbres, des pins qui veulent voir le ciel et qui pousse finement en longueur...

Au bout du chemin qu'empruntent des cyclistes suivis de près par des cavalières, la lumière. Ici, dès que l'on se croise, on se dit bonjour, c'est comme une évidence. Là où j'espérais voir le troupeau de moutons habituels, ne m'attendent aujourd'hui qu'un rouge-gorge et un pouillot véloce.

La marche continue. D'un sentier à l'autre, d'un chemin de traverse à l'autre, nous voilà de l'autre côté, la lumière a repris ses droits et porte d'autres couleurs sur l'étang, mais de quel étang s'agit-il ?
Je ne sais, pas, je ne sais plus. Le sel s'agrippe aux berges, ronge lentement les morceaux de bois égarés. Il offre à l'eau ses couleurs irisées entre rose et violet. Là, la lumière est aveuglante. Mais voilà que l'heure tourne et qu'il faut songer à rentrer.

Aujourd'hui, ce sera retour par où l'on est arrivé. Car, chemin faisant, j'ai fait quelques fagots de bois morts, que j'ai mis en marge du sentier.
En rentrant, je ferai un bon feu de cheminée pour prolonger cette balade qui nous a menés du bleu de la mer au vert des collines.


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