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Gendarmerie maritime

le peloton de gendarmerie maritime

Historiquement investi par les chantiers navals, le quai des Agglos poursuit sa tradition portuaire en offrant son vaste site à la gendarmerie maritime.

En arrivant sur les lieux des anciens chantiers de Provence, quai des Agglos, un hangar flambant neuf a remplacé celui qui servait, jadis, à parquer les bateaux. Entièrement rénové, le site de 3 000 m2 accueille désormais le Peloton de Sécurité Maritime et Portuaire (PSMP) de la gendarmerie maritime. Soucieux de respecter ce site historique, Jean-Claude Florès, directeur des services techniques municipaux, a tenu à rénover
tout en conservant les fondations : « les représentants de la gendarmerie maritime recherchaient de grands locaux en façade maritime. La proximité de l'entrée portuaire les a convaincus de s'implanter ici, mais en obtenant l'assurance de pouvoir s'installer assez rapidement. Pour tenir les délais, nous leur avons proposé d'innover en matière d'aménagement intérieur, en intégrant des constructions modulaires, c’est-à-dire des algécos ». Le montant des travaux pour la création du Peloton s'élève à 3,8 millions d'euros, dont 900 000 euros pour les logements du personnel de gendarmerie. La commune de Port de Bouc, maître d'oeuvre, a financé la totalité et sera remboursée à hauteur d'1/20e par la Marine Nationale, tous les ans, sous forme de loyer. Les travaux ne coûtent donc rien au contribuable port de boucain.

Inauguré le 23 avril 2010, le Peloton de Sûreté Maritime et Portuaire dispose de 900 m2 de bureaux et de locaux techniques. « Nous disposons d'une capacité de réaction immédiate 24 h sur 24. Onze militaires sont constamment en alerte pour assurer les interventions dans le cadre de la mission de sûreté maritime et portuaire des bassins ouest du Grand Port Maritime de Marseille », explique le commandant du Peloton de Port de Bouc. Le commandement (commandant de peloton et son adjoint) dispose d'une quarantaine de personnes réparties dans cinq groupes, organisés autour d'actions spécifiques : groupe ciblage des navires de commerce et de leur suivi, groupe renseignement, en charge de la recherche du renseignement d'intérêt maritime et portuaire, groupe intervention/fouille en charge des interventions et des visites des
navires, groupe expertise qui réalise des audits et évaluations de menaces venant de la mer et groupe police judiciaire exécutant des enquêtes administratives et judiciaires.

Un Peloton bien équipé

Après les attentats de 2001, le dispositif international de sûreté du transport maritime a été renforcé. En 2006, une expérimentation a été menée au Havre avec la création d'un
Peloton de Sûreté Maritime et Portuaire, une première en France. « Face au succès de cette installation, le dispositif a été étendu à Marseille bassin Ouest, d'où notre implantation sur le site de Port de Bouc. Nous sommes actuellement le deuxième Peloton de France », précise le lieutenant Jacquet. La gendarmerie maritime dispose du savoir faire (en mer et à terre) et des moyens adaptés pour assurer ses missions.

Port de Bouc : port stratégique

À Port de Bouc, des dizaines de navires passent tous les mois. L'essentiel du travail du Peloton se fait surtout dans le golfe de Fos, pôle pétrochimique de 8 160 hectares. « Si notre activité se concentre dans le golfe de Fos, nous intervenons ponctuellement dans les ports français de commerce du bassin méditerranéen. Ce sont 30 à 60 escales quotidiennes de navires de commerce dans le bassin ouest qui intéressent l'unité. Nous assurons la sécurité et la sûreté des installations et des personnes grâce à nos missions ciblage et expertise », explique le lieutenant. Le Peloton dispose aussi d'une cellule « police judiciaire » qui assure le suivi judiciaire des affaires de droit commun générées par notre activité de sûreté.
Grâce à la mission « renseignement » et au partenariat avec les douanes et les services portuaires, le Peloton surveille, en temps réel, ce qui se passe sur le bassin.
S'il faut intervenir, le bras armé du Peloton est mobilisable en tout temps. Il est composé de quinze militaires spécialisés qui travaillent avec du matériel de haute technologie, permettant la recherche et la détection de narcotiques, d'explosifs ou encore de radioactivité sur les navires. C'est la mission « intervention ».