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Le centre de santé mutualiste Michel Borio

Centre Miche Borio

Les Port de Boucains se sont mobilisés de nombreux mois pour soutenir leur centre de santé Michel Borio, qui occupe une place de premier plan dans leur vie quotidienne et dans le paysage sanitaire du territoire.

Retour sur un combat de longue haleine, démarré en février 2011 avec la création du comité de soutien au centre mutualiste Michel Borio, présidée par Patricia Fernandez-Pédinielli, maire de Port de Bouc.

 

 

Réunion publique 7 décembre 2012

Les Port de Boucains ont répondu en nombre à l'invitation du comité de soutien au centre Michel Borio, de l'association des Amis de la médecine sociale et mutualiste (AMSM), des médecins généralistes du centre Michel Borio licenciés et de la municipalité. La réunion avait pour but d'informer les habitants sur la situation suite au licenciement des médecins et de décider des actions à mener pour continuer la médecine sociale garante du droit à la santé pour tous.

Des choix délibérés
Les médecins ont rappelé le contexte et l'historique des événements qui ont conduit à la situation actuelle. Les choix politiques, avec la loi Hôpital-patients-santé-territoire de 2009 et les modifications du code de la mutualité et leur conséquences sur le financement des centres de santé ont été mis en exergue. « Dans ces conditions, les centres dits mutualistes sont devenus lucratifs, tournant le dos au principe d'égalité d'accès aux soins, à la médecine préventive et au droit à la santé pour tous » a indiqué l'AMSM. « Aujourd'hui, le GCM tente de justifier la situation en faisant porter la responsabilité aux médecins qui auraient choisi de démissionner. Or ; nous avons nous avons fait des propositions pour aider les centres » ont précisé les médecins. Lorsque la situation a commencé à se dégrader, il fallait trouver 500 000 €. Les médecins en ont proposé 700 000 de leurs salaires, plus un mois de travail par an sans être payé. « Nous ne sommes pas sur des revendications salariales, nous voulons seulement continuer à pratiquer une médecine accessible à tous et qui agit sur le bassin de vie » ont-ils déclaré devant une salle indignée par la campagne de désinformation organisée sur cette question.

Pas de course à l'acte
« J'ai reçu une lettre du GCM expliquant que les médecins avaient fait le choix d'abandonner les centres et leurs patients. La même information m'est venue de ma pharmacienne. C'est inacceptable ! » s'est emportée une participante. Le GCM a proposé une modification du contrat des médecins généralistes qui leur demandait de passer à la tarification à l'acte. Pour les médecins mutualistes, accepter ces nouvelles conditions, c'était accepter de passer d'une médecine de proximité, à la fois curative et préventive, à une « course à l'acte ». A 7,79 € l'acte, cette modification leur imposait de réaliser une consultation toutes les 12 minutes pour atteindre une rémunération mensuelle correcte. Cela signait la fin de la médecine générale sociale telle que construite depuis 50 ans dans les centres avec le suivi du patient par une équipe pluridisciplinaire. « Nous sommes rémunérés à la fonction. Cela nous permet d'être à l'écoute du patient, de prendre en compte ses conditions sociales et professionnelles pour son suivi mais la mutualité a fait d'autres choix. Nous sommes licenciés parce que nous avons refusé de nous renier » ont précisé les médecins.

Projet de réorganisation
« Tous les médecins sont disponibles mais on ne pourra rien faire sans les habitants et les élus  » ont poursuivi les médecins. Ils projettent de créer une structure de type centre de santé avec accord en tiers payant et des médecins rémunérés à la fonction. « Il ne s'agit pas de concurrencer le centre Michel Borio car nous formons, avec les salariés du centre, une même équipe qui a été divisée par les choix du GCM. Nous devons agir vite pour nos patients et en même temps assurer la pérennité de la structure  » ont-ils déclaré. « En même temps, nous continuons d'agir au sein de la mutualité pour qu'elle retrouve ses valeurs fondatrices de solidarité et de démocratie » a indiqué la présidente de l'AMSM qui portera la structure. « La santé, c'est l'affaire de tous, médecins, citoyens, élus... Depuis le début, nous travaillons ensemble en fonction des besoins du territoire et pour accompagner les patients dans leurs droits. Nous allons accompagner les médecins pour qu'ils puissent fonctionner. Nous devons continuer d'informer la population pour mettre en place un grand mouvement car nous ne pouvons pas déléguer notre pouvoir de citoyen » a indiqué le maire. Une campagne de pétitions et un débat au Méliès ont été proposés. Des participants sont prêts à mener des actions pour mise en danger d'autrui. Ils envisagent également de se rendre au GCM pour protester contre les licenciements. Ensemble, médecins, populations et élus demeurent donc mobilisés pour que la médecine sociale continue de vivre.

 

Contact AMSM : www.association.amsm@sitew.com

La bataille continue

le comité de soutien se mobilise

Le comité de soutien au centre de santé mutualiste Michel Borio poursuit son action.

Mardi 15 novembre 2012, les militants du comité de soutien au centre mutualiste Michel Borio ont distribué un bulletin des Amis de la Médecine sociale pour informer les usagers de l'évolution de la situation des centres de santé du département et maintenir la mobilisation pour la sauvegarde du centre Michel Borio. Le document indique que le Grand Conseil de la Mutualité (GCM) poursuit son plan de redressement du réseau alors que le Tribunal de Grande Instance vient de prolonger la période d'observation de 6 mois et que 3 millions d'euros ont été versés au GCM par le Fonds National de Solidarité d'Actions Mutualistes (FNSAM). Pour les militants, la poursuite de ce plan conduira à la liquidation du réseau de santé mutualiste déjà mise en œuvre avec la vente de la clinique de Bonneveine, la restructuration des secrétariats et des accueils, la mise en place d'une procédure d'accès aux soins. En outre, des menaces de licenciements pèseraient sur les généralistes qui refuseraient d'appliquer la tarification à l'acte. 35 généralistes sur les 41 que compte le réseau mutualiste dans le département seraient concernés. A Port de Bouc, la situation ne semble pas meilleure : « Il n'y a plus qu'une infirmière à temps partiel. Le laboratoire ne fait que les prélèvements. Il y a 3,5 postes de médecins généralistes alors qu'il en faudrait 6 pour couvrir les besoins de la population. Les médecins qui défendent la médecine sociale sont menacés de licenciement. Si le plan arrive à son terme, le centre Michel Borio ne garderait plus que le dentaire et la radiologie ! » s'inquiète le comité. Le comité appelle à une forte mobilisation des habitants car, derrière la défense du centre, c'est bien la sauvegarde de l'égalité d'accès aux soins qui est jeu.

 

Questions au comité de soutien du centre Michel Borio (Port d'attache n°113 - décembre 2012) :

Zoom arrière : Centre de santé M. Borio, la bataille continue (Port d'attache N°110 - juin 2012) :

Questions à Philippe Galichet, médecin généraliste au centre médical Miche Borio et conseiller municipal (Port d'attache N°107 - déc. 2011) :

Mon centre de santé, j'y tiens, je le soutiens (Port d'attache N°106 - avril 2011) :

Centres de santé, la mobilisation continue (Port d'attache N°105 - sept. 2011) :

Le centre mutualiste, notre bien commun (Port d'attache N°104 - mai 2011) :