C'est sous le consulat que le premier consul Bonaparte fit entreprendre les premiers travaux du canal d'Arles à Bouc. L'ouvrage fut construit pour assécher et assainir les marais de la région du pays d'Arles, éviter les embouchures du Rhône souvent impraticables, assurer enfin les transports de marchandises vers Marseille et le port de Toulon. Les travaux commencèrent en 1802, furent stoppés en 1813, repris en 1823, pour être achevés en 1834. Parmi les 47 km de longueur, les difficultés furent nombreuses : présence de zones marécageuses, rencontre d'une roche sédimentaire particulièrement dure, le « poudingue », percement de la « montagne de Bouc », où de nombreux hommes périrent, incertitudes et fluctuations politiques, restrictions budgétaires causées par le coût des guerres napoléoniennes.
Avec le canal, maisons et entrepôts naissent des deux côtés de ses rives et donnent un coup de fouet à l'économie locale. Il n'aura pas fallu plus de vingt ans pour que le canal montre des signes d'étouffement liés notamment au développement du transport ferroviaire. La portion Port de Bouc/Fos sur mer connaîtra un regain d'activités avec l'implantation, dans les années 1970, du complexe industriel.













