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Chantiers navals

chantiers navals

La richesse de Port de Bouc est ancrée dans l'histoire de ces hommes qui ont construit leur ville en construisant des bateaux.

En 1899, Bouc n'est encore qu'un petit bout de désert que des immigrés venus de partout vont faire éclater en occupant l'espace, en le faisant vibrer.

Alors, telles les cités moyenâgeuses qui se sont édifiées autour des églises, Port de Bouc se construit au début du siècle autour des Chantiers et Ateliers de Provence spécialisés dans la construction de paquebots et de cargos.

 Provençaux de souche, puis Italiens, Espagnols, Grecs et bien d'autres, venus un jour traîner leur misère dans ce désert parce que ce désert signifiait travail, constituent bien vite une nouvelle communauté humaine, celle des travailleurs des chantiers, dont la sirène rythme la vie de la cité toute entière...

À travers le dur labeur quotidien, les grèves, les luttes et les fêtes lors des lancements de bateaux, se tisse peu à peu la conscience d'une identité commune et d'une destinée collective.

"Quand les chantiers s'enrhument, tout Port de Bouc éternue" avait-on l'habitude de dire.

En 1950, la crise dans la construction navale se généralise et une loi du 24 mai 1951 assortit l’obtention de subventions à l’obligation pour les constructeurs de réduire leurs effectifs et de moderniser leurs installations.

La production des C.A.P. se spécialise alors dans la construction de cargos mixtes et notamment de bananiers, mais les C.A.P. ne retrouvent pas la part du marché national d’avant 1914 et ne répondent plus aux besoins des armateurs dorénavant tournés vers le
transport des hydrocarbures.

La parution du livre blanc de la construction navale en décembre 1959, qui redéfinit les modalités de l’aide de l’État, signe le début de la fin…

En 1966, la machine se grippe. Malgré une lutte acharnée, c'est la fermeture de l'entreprise. Le coeur de Port de Bouc s'arrête de battre.

Avec la carcasse des chantiers, les bulldozers croient araser l'âme d'une ville et de plusieurs générations de travailleurs. Mais c'était sans compter sur la pugnacité de quelques-uns...

Et en 1980, lorsque l'office culturel municipal lance le recueil de la mémoire populaire des chantiers, les bouches s'ouvrent, les souvenirs affluent..., permettant de recouvrer une identité que l'amertume de la défaite poussait à oublier et de se réapproprier une histoire personnelle et collective.

Les Chantiers et Ateliers de Provence n'ont pas seulement structuré et rythmé pendant 70 ans toute la vie d'une ville : Ils lui ont donné son visage multiculturel, son âme ouvrière, ses modes de vie, sa fraternité, son instinct de solidarité, sa force de résistance.

Pour toutes ces raisons, être de Port de Bouc aujourd'hui, alors même que l'activité navale a disparu, c'est être un peu des Chantiers.

Même inconsciemment.

 

chantiers navals
chantiers navals

Pour plus d'informations, consultez le journal d'exposition "Une ville, des bateaux et des hommes" réalisé pour les Journées du Patrimoine 2005, disponible en téléchargement ci-dessous.