Tour, qui avant le complexe pétrochimique n'était pas reliée à Martigues par un bras de terre, mais surplombait un îlot rocheux. Îlot fortifié et stratégique, plusieurs troupes se le disputent depuis le XIIe siècle.
Fort d'armes, il a été aussi prison réservée aux internés politiques. Richelieu y a d'ailleurs enfermé le président du parlement d'Aix, Laurent de Coriolis, qui y décède en 1640. Longtemps appelé le fort Vauban, c'est pourtant François Blondel, maréchal de bataille aux armées du Roy et ingénieur de la marine qui signe les devis, plans et coupes des fortifications en 1651.
Peut-être Vauban en était-il le concepteur, mais de loin. Sujet de plusieurs batailles, le Fort appartient aujourd'hui à la ville de Martigues et sa restauration nous réserve très certainement plus de soirées culturelles et festives que de champs de batailles. Si ce n'est pour une reconstitution historique.












