Retour à la liste
A BOTTAÏ, LA VOIRIE ET PISTES CYCLABLES SE DESSINENT

A BOTTAÏ, LA VOIRIE ET PISTES CYCLABLES SE DESSINENT

Article publié le

Une réunion riche en échanges a eu lieu au camping de Bottaï mercredi 15 juin. La Ville en a profité pour présenter son projet global de piste cyclable qui traversera la ville de la gare jusqu’au quartier de la réunion.

La municipalité à la rencontre des administrés, nouvel épisode. Mercredi 15 juin en soirée, une partie de l’équipe municipale, accompagnée de techniciens, s’est rendue au camping de Bottaï pour tenir une réunion publique auprès des riverains du quartier. Quarante d’entre eux ont répondu présents avec de nombreuses questions en poche.


Cela tombe bien. La mairie a profité de ce moment pour présenter l’important projet de piste cyclable financée par l’Union Européenne et le programme Feder (Fonds européen de développement régional). L’idée est que celle-ci parte de la gare du centre-ville (à vocation de pôle multimodal), passe sur le boulevard Jean Christofol, pour desservir le lycée Charles Mongrand, le collège Frédéric Mistral, puis descende via l’avenue jusqu’au quartier de Bottaï et le camping. « C’est un projet qui entre à la fois dans la nécessité de redéfinir nos modes de déplacement mais qui servira également un large éventail d’habitants. Géographiquement parlant bien sûr, avec une desserte qui traversera la ville d’est en ouest, mais également socialement car adultes et enfants pourront en bénéficier tout autant. Nous faisons en sorte que les projets de pistes cyclables s’imbriquent. Il faut bien penser que de la gare jusqu’au Port Renaissance, notre premier objectif est de créer une boucle de déplacement doux qui facilite les interconnexions entre quartiers » soulignait notamment Akrem H’Mamdi, adjoint délégué au développement durable et aux finances.


Les riverains ayant signalé des excès de vitesse fréquents ainsi que des stationnements anarchiques, les services municipaux veulent profiter des travaux conduits dans le cadre de l’aménagement cyclable pour refaire cette avenue « qui n’a pas été refaite depuis des décennies », concède Laurent Belsola. Les travaux comprennent ainsi la rénovation des trottoirs, des routes et du stationnement, ainsi que la pose de chicanes. « Les travaux nous permettrait d’avoir une belle avenue. Il y aurait des places de stationnement mais plus de stationnement anarchique », poursuit l’édile.

Comment lutter contre le stationnement gênant ?


L’ensemble des travaux se chiffre à 1,2 millions d’euros, et des partenaires comme la Région, l’Europe ou encore le Département devraient grandement participer au co-financement de ce projet d’envergure. Une fois l’opération détaillée, le maire invite les participants de la réunion publique à intervenir : « Voici les plans mais c’est vous qui allez y vivre. À vous de nous dire ce que vous en pensez pour que nous puissions encore enrichir le projet d’origine. »

Les inquiétudes se portent sur la largeur du trottoir, pronostiquée insuffisante par des riverains, et sur les comportements de certains automobilistes. « Que dit la loi ? Un stationnement gênant sur un trottoir c’est amende à 135€. Est-ce que la police, nationale ou municipale, ne peut pas passer et verbaliser ? Je suis entièrement d’accord avec vos travaux mais j’habite l’avenue Frédéric Mistral et des policiers qui verbalisent, je n’en ai jamais vu », lance, mécontent, un habitant du quartier. Si des incivilités sont encore à déplorer, la municipalité balaie ce reproche, par la voix du maire : « Quand la gendarmerie maritime passe, elle verbalise : 135€ et trois points retirés ».

Et contre les moto-cross ?

Durant la réunion, un groupe de conducteurs de moto-cross passe derrière le camping. « Pour eux, on fait quoi ? » peste un habitant. « C’est régulier : matin, midi et soir. » Le maire partage cet agacement. « Ils embêtent tout le monde ! » dit-il. « Il y a des endroits pour faire du cross, on ne veut pas les voir en ville. Avec la police municipale et nationale, on essaie de mener des opérations. Par exemple l’an dernier, au départ de la plage des Combattants, des motos et des quads ont été saisis, ainsi que sur le centre-ville. » La problématique est que ces conducteurs et conductrices sont très nombreux.ses. C’est aussi pour lutter contre ce type de nuisance que l’équipe municipale a recruté au sein de la police municipale et pour cela, que le maire a sollicité le Gouvernement afin d’obtenir une police nationale de plein exercice.


Malgré les quelques problématiques soulevées par les riverains, la présentation du projet a reçu un bon accueil. Suite aux échanges, de légères modifications seront apportées sur le plan initial.